LE REGNE DU VIVANT de Alice Ferney


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Chronique rédigée par

Une hagiographie de Paul Watson, rebaptisé Magnus Wallace, le charismatique leader de Sea Sheperds.

Alice Ferney, béate d’admiration devant le « capitaine » grand communicateur, pourfend les autres défenseurs de la biodiversité, en particulier « Noé » (Greenpeace) et encense, avec un enthousiasme parfois puéril, le personnage et son idéal, sans aucun recul ni esprit critique.

Elle évite d’interroger plus avant l’idéologie de Watson, qui déclare (p. 152) qu’il « n’aime pas le genre humain », qui oppose le « biocentrisme » à l’homme, qui veut imposer le malthusianisme sans préciser par quels moyens, au point que d’aucuns le qualifient d’ «écolo-fasciste ». Elle élude totalement la question majeure des origines du financement de l’ONG, tout en se demandant (p. 149) si Greenpeace ne pratique pas «  un genre nouveau de détournement de fonds ».

Ce qui aurait pu être une interrogation intéressante sur une ONG à la démarche originale et efficace se transforme en banal discours idéalisant, et ce qui aurait pu être un document devient une comédie quand Alice Ferney éprouve le besoin de faire mourir Watson dans un bain de sang sous le harpon d’un Japonais.

Si l’on ajoute que l’écriture est médiocre (des phrases comme « Tant d’inattendu est dans la mer . » sont légion), on comprendra que l’ouvrage ne fera pas date…

Annick pense différemment

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