CE QU’IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC de François Garde



 Ed: Gallimard               par Gil Yaté De
Santillane


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Le plus grand danger pour le marin, c’est la chute à la mer; peur rétrospective, cauchemar absolu,

comment peut on vivre ces derniers instants ?

Narcisse est le matelot « tombé à la terre » avec l’inéluctable évidence de la même perspective ; le
récit

de cette expérience est assez bouleversant;

Quand Autrui survient,  c’est autant espoir qu’angoisse supplémentaire ;

La question n’est plus:  quel couteau suisse emporteriez vous dans une île déserte pour y vivre
 ? 

ou bien, quel livre pour y mourir ? 

Mais : Comment se comporter par rapport à l’Autre, totalement inconnu, pour y survivre ?

Sur notre petite planète , île surpeuplée à la dérive, c’est une question que je me pose souvent;

L’originalité du scénario, à partir d’un fait réel ou pas,  tient dans ce qu’il est une troisième
voie, différente

du Robinson de Defoe et de celui de Tournier;

A l’opposé du premier , enchanté de quitter son île, le second décide d’y rester;

Narcisse revient, mais a-t-il  vraiment eu le choix ? Son attitude laisse à penser que sa vie est
 restée là bas;

L’enquête de De Vallombrun butera sur cette énigme et sur cette nostalgie: on ne saura pas comment

remplir nos gourdes, mais on devine que dans cet ailleurs la vie était possible;

Comme les deux grands classiques cités plus haut, j’ai beaucoup aimé