AUX BELLES ABYSSINES de Bernard Bonnelle


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Chronique rédigée par

Djibouti, capitale de la « Côte Française des Somalis », morceau disparate de l’empire encerclé de colonies italiennes, mais stratégiquement situé au carrefour de l’Océan Indien et de la Mer Rouge, au tout début de la seconde guerre mondiale. La chaleur étouffante, la sécheresse implacable, la fierté des peuples de la région, les boutres des trafiquants, toute une ambiance qui nous replonge dans Monfreid ou Loti.

Le personnage central de ce roman est un officier de marine qui vient remplacer un collègue et ami, qui s’est apparemment suicidé ; c’est la recherche des causes de cette mort qui constitue l’intrigue, qui met en scène un peu trop classiquement un officier supérieur arrogant et un peu lâche, un méchant Russe blanc, une belle Éthiopienne, un bordel à matelots….

Ce n’est pas l’intrigue qui fait le charme de ce roman, mais l’ambiance de cette lointaine colonie et de la vie des marins à l’époque, parfaitement rendue par une écriture élégante et agréable.

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