AU REVOIR LA-HAUT de Pierre Lemaitre


Editeur :
Chronique rédigée par

PRIX GONCOURT 2013

C’est insoutenable dès les premiers chapitres, et pourtant j’ai lu jusqu’au bout des 560 pages !

La putréfaction envahit tout, même la pièce de lecture. La cruauté n’a pas de limites, ni l’abjection du commerce des morts, ni l’indéfectible amitié d’Albert pour son copain Édouard. La description de la « gueule cassée » de ce fils farfelu qui jusqu’au bout veut épargner son père est cauchemardesque. Étrange, la place de l’enfant Louise…

La question taraude : la réalité des enjeux commerciaux des « morts pour la Patrie » n’est pas une invention romanesque, mais repose sur des faits historiques. Ma génération savait mais refusait d’entendre et d’admettre le résultat trop inhumain de la réflexion. Quant aux « monuments aux morts », je ne les ai jamais appréciés.

 

Par Fanch:

Je souscris totalement aux commentaires d’Annick, un livre dur, bouleversant, où les lendemains de la grande boucherie se déroulent dans le cynisme, l’affairisme, et l’individualisme forcené.

Un livre que l’on ne peut lâcher, haletant d’un bout à l’autre, remarquablement écrit, et dans lequel la tendresse, l’amour et l’humour restent présents derrière l’horreur des faits.

La révélation de la rentrée littéraire ?

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