THE BONE PEOPLE de Keri Hulme


Editeur :
Chronique rédigée par

 Trad:F.Robert

La littérature néo-zélandaise est peut-être la seule au monde dont les figures fondatrices soient des femmes. La pionnière est Katherine Mansfield, viennent ensuite Janet Frame, privée de Nobel
par sa mort en 2004, et Keri Hulme, née en 1947, à Christchurch, dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, d’origine anglaise, écossaise et maori. Son roman The Bone People ou les hommes du long
nuage blanc est paru en 1984. Après avoir été refusé par plusieurs maisons d’édition, il est publié par Spiral Collective. Il gagnera le New Zealand Book Award for Fiction en 1984 et le Prix
Booker en 1985. La Nouvelle-Zélande y apparaît pour la première fois biculturelle, noire – maori et  blanche – pakeha.

Kerewin vit retirée au bord de l’océan. Un jour, elle découvre, tapi au fond de son atelier, un enfant blessé. Le lendemain, elle fera la connaissance de Joe, le père adoptif du jeune garçon.
Entre ces trois êtres vont se nouer des relations complexes et passionnées. Joe, maori convaincu, choque Kerewin par sa violence. Elle comprend progressivement que celle-ci est due en grande
partie à ses difficultés à trouver une place dans le monde pakeha qui ignore et même rejette l’héritage maori. Et puis, il y a le fils de Joe, muré dans le silence et qu’il lui faudra apprivoiser
petit à petit. Enfin il y a Kerewin elle-même, ses fêlures et son choix d’une vie quasi érémitique. The Bone People nous entraîne au cœur du secret des âmes, naviguant entre fable et ethnologie,
avec pour témoin la nature néo-zélandaise.

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THE BONE PEOPLE de Keri Hulme:
Ed: Flammarion   Trad:F.Robert  par Léna

La littérature néo-zélandaise est peut-être …