LA COMTESSE RICOTTA de Milena Agus



Ed:Liana Levi    Trad:F.Brun   par Joséphine B.

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Ce n’est pas une mais trois comtesses que Milena Agus nous donne à rencontrer dans son nouveau roman, trois soeurs qui ont
pour point commun de vivre dans le souvenir des richesses d’antan et d’être insatisfaites en amour. Naomi, l’ainée, désespère en pensant que l’amour n’est pas pour elle, Magdalena, mariée, fait
tout ce qui est en son pouvoir (et avec ardeur !) pour avoir un enfant ; quant à la Comtesse Ricotta, certainement la plus fragile des trois (et aussi la plus maladroite, comme si ses doigts
étaient en Ricotta), elle rêve lors de ses promenades dans Cagliari tout en s’intéressant vivement aux allées et venues d’un séduisant voisin en Vespa. Cela pourrait presque ressembler à un conte
de fées sauf qu’elles sont un peu fauchées (Elles habitent chacune dans leur appartement , le reste a été  vendu) et qu’au final les hommes ne sont pas forcément des princes charmants .
Dans cette ambiance un peu guimauve et dans cette Sardaigne riche de son histoire et héritière de ses rois, ces femmes remplies de bienveillance sont habitées par les questions
existentielles telles que la maternité, l’amour et la confiance . Nous retrouvons sous la plume de Milena Agnus son style poétique  pour nous raconter son histoire comme une
fable.

C’est un roman frais, onctueux et délicat tout comme la Ricotta.

 

 

                                            
Par Patricia

Trois soeurs se partagent les restes Du Palazzo familial pour le moins délabré, symbole de la
la splendeur passée de la Famille
Noémie, célibataire autoritaire, habite au 3°étage, consacre sa vie à travailler pour racheter les
appartements de l’immeuble , qu’il a fallu vendre par lots.
Maddalena et son mari Salvatore, habitent « l’étage noble » mais malgré leur vie sexuelle bien
remplie et plutôt torride le bonheur n’est pas au rendez-vous car elle n’a pas eu d’enfant.
La plus jeune, baptisée « comtesse de Ricotta »pour sa maladresse essaie toujours de faire le bien
autour d’elle mais malgré sa bonne volonté et son dévouement  ses « bonnes actions » se soldent
toujours par un échec ; elle élève seule, au rez de chaussée son petit Carlino , enfant « différent »
et solitaire qui se révélera grâce à la musique
Toutes trois vivent un peu dans une bulle entre des rêves romantiques : l’amour, toujours l’amour,
avec un grand A si possible et les regrets de leur vie passée. Leurs désirs n’aboutissent pas
toujours, pas tout de suite en tout cas . Entre mélancolie et espoir il reste la part du rêve…
Avec ce roman, on retrouve Miléna Agus et la Sardaigne, une écriture, une petite musique
particulière, sensible et touchante ; un climat particulier que nous avions découvert avec Mal de
Pierres et qui avait manqué un peu dans les romans qui ont suivi.