FEROCES de Robert Goolrick



Ed: Anne Carrière    Trad M. de Prémonville             par Sylvie

 

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Dès les premières lignes, l’auteur donne un ton « féroce » et décapant à ce récit écrit à la première personne. Le narrateur attaque par les funérailles de son père puis revient sur sa
vie passée. Au fur et à mesure que l’on découvre ce qu’elle a été (une vie détruite par l’alcool et des pulsions suicidaires le poussant à s’auto-mutiler), il lève le voile sur ce qu’a été son
enfance de petit dernier et de mal-aimé dans une famille « middle-class » de l’Amérique des années 50. Chez les Goolrick, les réceptions vont bon train et le couple brillant en
apparence, tombe très vite dans l’alcoolisme mondain et ses dérives jusqu’au jour où l’innommable arrive. Ecrit avec un réalisme terrifiant et une dérision qui semble à la fois servir de bouclier
à l’auteur/narrateur et lui permettre une telle confession, Féroces est un roman tendu à l’extrême sur ces secrets de famille tus par bienséance
mais si lourds à porter qu’ils en détruisent tous les protagonistes.

Premier roman d’un auteur comparé aux USA à William Styron : ce n’est pas peu dire !