LE VIOLONISTE de Mechtild Borman


Editeur :
Chronique rédigée par

Trad : S. Roussel

En 1948 à Moscou, le violoniste virtuose Ilia Grenko est abusivement arrêté par le KGB puis envoyé au goulag. Sa femme ne sait ni où il est, ni ce qu’est devenu son Stradivarius. On lui fait croire que son mari a fuit le pays, et elle et ses deux jeunes fils vont subir le traitement réservé aux familles des traîtres à la patrie: la déportation.

Deux générations plus tard, Sacha,petit-fils d’Ilia, se retrouve mêlé au meurtre de sa sœur. Obligé d’enquêter pour sauver sa peau, il découvrira en même temps la véritable histoire de sa famille.

Un héros enquêteur borderline attachant avec son enfance marquée par le drame, sa bonne intégration sociale, son côté « gentille brute ».

Le contexte historique est également prenant. Par le biais des focales d’Ilias (le violoniste) et de sa femme, on suit leurs trajectoires parallèles dans les méandres terrifiants de la déportation, témoignages de ce qui s’est passé à l’époque.

La construction est bien rythmée, ça meurt et ça tire à tout va, l’action ne fait pas défaut et l’alternance des chapitres « Ilia », puis « Helena », puis « Sacha » donne une bonne respiration au récit.

Un polar historique au rythme allegro staccato efficace.

Une réflexion au sujet de « LE VIOLONISTE de Mechtild Borman »

  1. LMC

    Cette histoire a l’air très poignante, mais n’est elle pas inspirée d’une histoire vraie ? J’ai l’impression d’avoir lu récemment un témoignage assez similaire…

    Répondre

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