FURARI de Jirô Taniguschi



Ed:Casterman   Trad:C.Quentin   par Patricia


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Tanigushi, inquiet de ce qui était pour lui « l ‘évolution frénétique de la
civilisation, » avait tenté d’alerter ses contemporains en écrivant à la fin des années
80 un manga « L’homme qui marche ». Il pensait qu’en marchant  on voit les choses
tout à fait différemment . Le message était simple « il valait mieux marcher que
courir »
Il a souhaité reprendre ce thème en situant Furari à l’époque Edo (1603 1868)
époque particulièrement calme au japon et en s’inspirant d’un personnage réel et
historique , Ino Tadataka géomètre et cartographe  qui a réalisé la première carte du
japon en faisant les mesures à pied, à la longueur de son pas . Le message est le même
en insistant sur le fait que « chacun peut atteindre son but à condition de prendre le
temps nécessaire ».
IL lui a fallu 3 ans pour réaliser ce manga (paru au moment du séisme et du tsunami
…) et il aura sans doute une suite située à une autre époque.
Une fois encore , il nous plonge dans une parenthèse de sérénité où le temps est
suspendu ou chaque détail compte, ce manga se savoure comme le « Gourmet
solitaire » « les années douces » ou « quartier lointain ».
(je sais , je suis une inconditionelle …..)